mercredi 16 décembre 2009

Le Canada à Copenhague

Je ne sais pas si c'est mon cerveau qui s'échauffe, mais je trouve la position environnementale du Canada (au sommet mondial sur l'environnement à Copenhague qui se tient actuellement) de plus en plus embarrassante.

Quand je voyage à l'étranger et qu'on me demande d'où je viens, je réponds spontanément du Québec. Premièrement parce que c'est assez gros pour être connu, un peu comme un Californien répondra de la "Californie" avant de dire des "États-Unis" et deuxièmement parce que ça donne une meilleure idée de qui je suis. Je ne rentrerai pas dans un discours à la Elvis Gratton (un peu inversé dans mon cas), mais vous saisissez sans doute l'idée que c'est tout simplement plus précis et qu'en même temps c'est connu (le Québec a tout de même son territoire sur le plateau du jeu Risk!!!).

En même temps, toujours en rapport avec les voyageurs, on entend souvent que c'est très bien vu d'être Canadien. Il parait qu'il y aurait même des Américains qui voyageraient avec un drapeau du Canada sur leur sac à dos... Mais j'ai l'impression que l'image du Canada à l'étranger est progressivement en train de dégringoler. Voilà une bonne leçon pour ceux qui pensent que la politique ne change rien...

Avec nos récentes histoires de la super-alliance anglo-saxonne (effort militaire important en Afghanistan), notre inaction après la signature de Kyoto et maintenant cette position de quasi-fermeture à Copenhague, je me considère plus que jamais Québécois avant d'être Canadien. En effet, le Canada s'apprête à reviser à la baisse ses objectifs de réductions d'émissions polluantes. Que tous les pays du monde se rencontrent pour se dire qu'il faut collectivement changer nos comportements, ce n'est pas rien, ça montre que l'humanité a progressé. À l'opposé, le Canada fait figure de peuple arriéré, centré sur lui-même et obnubilé par les enjeux économiques à court terme (qui profite à une minorité et à la clique dirigeante).

Selon l'ébauche de documents consultée par la CBC, les objectifs de réduction des émissions de GES par l'industrie du pétrole et du gaz seraient de 15 mégatonnes et non de 48 mégatonnes comme initialement prévu dans le programme Prendre le virage présenté par le gouvernement conservateur en 2007. - Radio-Canada, 15 décembre 2009

Pour ceux que ça intéresse, dans le film 'Home', qui parle de la situation environnementale mondiale, à un certain moment on met la loupe sur le Canada, et devinez où... En Alberta! En fait, le Canada a tellement rien foutu après Kyoto, que nous sommes maintenant le pays en tête de liste pour l'émission de gaz à effet de serre par habitant, devant les États-Unis.

Ce qui est un peu dommage, c'est que si le parti Conservateur a pris le pouvoir, la région de Québec a été déterminante. En fait, ce qui est encore plus dommage, c'est que les gens n'ont pas "votés" pour de tel politique environnementale. En effet, être consciencieux des effets de l'action humaine sur l'équilibre des éco-systèmes n'a rien à voir avec l'axe gauche-droite sur lesquels les partis politiques se situent. Par exemple, l'Allemagne est dirigé par un parti conservateur (de droite) et est un des leaders mondiaux en initiatives environnementales (c'est le pays ayant le plus de production d'énergie solaire par habitant).

Je réalise en fait que les gens de Québec se sont faits bernés. Les élus locaux ont des responsabilités insignifiantes (et s'effacent dès que les intérêts du Québec ne sont pas servis, la même chose s'était produite lors de la polémique sur la culture il y a un an ou deux) et en fait l'intelligentsia est vraiment en Alberta. En fait, c'est le Reform Party (anciennement un parti régional pour les rednecks de l'Ouest du Canada) qui a acheté la marque de commerce "Parti Conservateur" au moment où le PC battait de l'aile. Mais une fois le nom changé et un réseau de distribution élargi, on a toujours affaire au même produit... C'est purement pour une raison économique qui avantage l'industrie hautement polluante de l'extraction de pétrole dans les sables bitumineux de l'Alberta que le gouvernement ne veut faire aucune promesse de réduction d'émissions polluantes. Paradoxalement, devenir plus vert peut être économiquement très rentable à moyen terme.

Pour finir, je serais curieux de voir des résultats de sondage (pour une hypothétique élection fédérale) car, pour revenir à Copenhague, mis à part le parti conservateur au pouvoir (et sans doute la province de l'Alberta), toutes les voix (tous les partis du Québec, de l'Ontario, etc.) s'élèvent contre la position du gouvernement fédéral qui, supposément, représentent l'opinionde la majorité des Canadiens à Copenhague.

Mon prochain message parlera des pistes de solution que j'entrevois...

mardi 8 décembre 2009

Enquête sur la corruption

Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez signer une pétition électronique au sujet d'une demande d'enquête officielle sur la corruption dans le secteur de la construction pour le gouvernement. C'est une pétition officielle qui se trouve sur le site web de l'Assemblée Nationale. Probablement mis en ligne par le PQ et l'ADQ ou juste un des deux...

dimanche 29 novembre 2009

L'aide sociale, un dépannage ou une carrière?


Le sujet dont je veux ici parler n'est pas du tout nouveau. Mais ô combien il le serait s'il pouvait être proposé par un parti politique...

À la base, l'aide sociale, mieux connue sous le terme péjoratif, le BS (bien-être social), est là pour dépanner. Non? Pour quelqu'un ayant une défience physique ou mentale, il va de soi que la personne aura continuellement besoin d'être dépannée.

Qu'en est-il des gens aptes à travailler? Ce n'est d'ailleurs que de ce type-là dont je veux parler. Bien sûr on peut avoir une mauvaise passe (divorce, dépression, drogue, licenciement en période de crise économique, etc.), on épuise notre chômage et on n'a toujours pas trouvé de travail. Il y a donc l'aide sociale qui est l'aide ultime que l'État finance à partir des taxes perçues de ceux qui travaillent.

En tant que tel, la mesure est correcte, mais sa durée devrait être limitée. Il me semble que d'y avoir droit un total de 3 ans dans une vie serait juste. Ou 2 ou 4, peu importe, l'idée est davantage d'avoir la notion que c'est bien une mesure de dépannage. Bon ça c'était le premier volet du plan.

2ème volet: lorsque tu es sur le BS, le gouvernement paie ton loyer directement au propriétaire, t'apporte l'épicerie (s'assurant ainsi que les enfants ont une alimentation saine), te paie le téléphone et te donne une petite allocation pour le reste (vêtements, transport, etc.).

3ème volet: si tu vas à l'école, on te paie tes livres et ton allocation est supérieure (à condition que tu réussisses tes cours) et un accès à internet.

4ème volet: on vote une loi pour interdire les compagnies de télécommunications de vendre des forfaits télés (câbles ou satellites), des cellulaires ou l'internet de luxe aux BS de type 2 (c'est à dire ceux jugés en mesure de travailler). Bref, il faut que ça soit platte d'être sur le BS. Aussi, il faut les aider à mettre les priorités à la bonne place.

5ème volet: on met beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de travailleurs sociaux qui suivent les dossiers. Il faut qu'on arrive à un ratio de max 10 dossiers par travailleur social. Ainsi, les travailleurs sociaux arriveront davantage à faire leur travail. Ils pourront faire plus d'interventions, avoir plus de temps pour rencontrer leurs clients, les encourager à se reprendre en main.

Le 5ème point semble gros, mais le pari qu'il faut faire est que le nombre de BS baisserait et qu'au bout de quelques années, on dépenserait moins autant en chèque de prestation qu'en fonction publique. Actuellement, mon impression est que les travailleurs sociaux en ont plein les bras et que ce n'est pas avec une rencontre aux 2 mois qu'ils peuvent mettre en pratique les techniques qu'ils ont appris dans leur formation. Bref, il ne faut pas mettre les efforts à moitié si on veut réellement arriver à un résultat, sinon on risque que ce soit des efforts complètement gaspillés!

À Sylvain qui disait vouloir partir un nouveau parti dans un commentaire sur ce blog, et bien voilà une suggestion pour ton programme électoral! T'aurais mon vote.

mardi 24 novembre 2009

Et si être "radical" signifie "se respecter"

Je parle ici du fait que Jean Charest a hier soir déclaré que le Parti Québécois (PQ) se radicalisait. Il faisait référence à quelques idées qui ont été analysées et débattues à l'assemblée du PQ tenue au cours de la fin de semaine. En gros, le PQ cherche des moyens pour stopper le déclin du français à Montréal.

En 2009, les gens ayant le français comme langue maternelle sur Montréal avoisine les 50%. De 1981 à 1996, le français à Montréal est passé de 60% à 55%. Durant la même période de référence, l'anglais (langue maternelle) était passé de 26,9 à 25,3%. Évidemment, le fait que la majorité des immigrants allophones se trouve à Montréal influence la démographie à court terme. Par contre, le fait que l'anglais ne bouge à peu près pas alors que le français est sans cesse en perte de vitesse traduit une triste réalité: la deuxième génération de bien des immigrants adopte l'anglais comme langue maternelle.

On dit actuellement que Montréal est la deuxième ville francophone dans le monde (après Paris évidemment), mais je me pose la question: pour combien de temps encore? Et je reviens à mes pensées habituelles: pourquoi une famille immigrante en Allemagne se "germanisera", une famille immigrante en Italie "s'italinisera" et ainsi de suite alors qu'au Québec les immigrants se tournent vers la langue du pays et non de la province?

Une fois tout cela dit, même ma gang de collègues fédéralistes à Québec s'entendent pour dire que la situation du français fait de plus en plus pitié à Montréal. Bref, peu importe l'allégeance politique, j'ose espérer qu'aucun Québécois trouve ça normal et souhaitable de voir notre métropole s'angliciser. Le fait français profite à toute l'Amérique, notre différence nous donne un élan de créativité et d'originalité. C'est l'originalité qui fait progresser. OK, j'arrête, vous avez saisi mon point: ceux qui s'imaginent que toutes les langues finiront par disparaître auraient intérêt à réviser leur cours d'histoire. Il n'y a pas d'Empire éternel. Parlez-en aux Romains!

Bon tout ça pour dire que, maintenant que nous sommes d'accord qu'il faut faire en sorte de mieux intégrer nos immigrants, faut bien trouver des idées. Et l'idée d'avoir d'obliger les immigrants à envoyer leurs enfants en CPE (Centres de la Petite Enfance) francophone et faire la même chose pour les études pré-universitaires (le CEGEP au Québec) est une idée qui mérite d'être débattue.

Sachant que nous continuerons d'ouvrir nos portes aux immigrants, voulons-nous les intégrer à notre culture ou préférons-nous qu'ils servent à nous dissiper progressivement? Une idée radicale n'est pas forcément mauvaise: obliger le port de ceinture, interdire de fumer en lieu public, obliger que l'affichage public soit au moins à 50% en français (loi 101) sont des exemples de décisions jugées radicale à l'époque où elles ont été votées, mais que nul ne remet en question...

Donc vaut mieux être radical et régler des problèmes que d'être "politically correct" mais ne rien faire au bout du compte!

dimanche 15 novembre 2009

Sacrée propagande!

Dans un de mes vieux textes (tout est relatif, le blog n'a que 2 mois!), je parlais des Américains déchirés sur la question de donner l'accès universel aux soins de santé. C'est plus complexe que ça le plan, mais ça revient un peu à ça, c'est à dire permettre à 40 millions d'Américains non assurés de le devenir automatiquement via l'État.

Et ce qui est important dans cette histoire, c'est que d'important lobbies sont contre. Et Fox News est fortement influencée par ceux-ci. En fait, Fox News est républicaine jusqu'à l'os et on peut dire que parfois les bulletins de nouvelles ont plus l'allure de propagande.

Cet extrait vidéo qu'un des membres du blog (Patrick) m'a envoyé, montre un exemple de traficotage de nouvelle. C'est réalisé par l'équipe de The Daily Show par Comedy's Central. Évidemment, la toute dernière séquence est une farce, mais le fait que Fox News a voulu donner une impression qu'il y avait plus de gens à un rally anti-plan-de-santé en y insérant des images d'une autre manifestation est semble-t-il véridique...

Bonne écoute! (C'est moins que 3 minutes)

Vidéo-Souvenir de Montréal

Photographies par Blaise, un ami de mon frère. Il est venu le visiter à Montréal et ils ont fait ce petit montage avant son retour vers la Suisse (il est de Lausanne je crois).

Je trouvais ça sympa alors je vous le partage...

samedi 14 novembre 2009

Le débat sur l'accès à l'école anglaise au Québec

Je lisais ce matin la dernière nouvelle au sujet du débat à propos de ces parents qui sont allés jusqu'en cours suprême pour avoir le droit d'envoyer leur enfant aîné à l'école anglaise 100% privé durant un an et ensuite que l'aîné en question et les enfants cadets puissent aller à l'école anglaise publique. La cour suprême a jugé que cette passe-passe était légale.

En gros la nouvelle était que le parti Québécois proposait d'assujettir les écoles 100% privées à la loi 101 et ainsi clore la question. Au parti Libéral (le parti actuellement au pouvoir), on a répondu que c'était une idée à considérer et qu'on continuait de chercher des solutions.

Je crois qu'on fait fausse route en essayant d'empêcher les gens de choisir leur école. C'est vrai qu'il y a un réseau public francophone et anglophone (tout deux payés à même nos impôts) alors c'est normal que des gens soient frustrés de ne pas avoir le choix. Il faudrait davantage se poser la question "Pourquoi ces parents tiennent-ils absolument à ce que leurs enfants passent leur enfance en milieu anglophone?".

Selon moi, le vrai problème est que la qualité de l'enseignement de l'anglais langue seconde ne rend pas les élèves bilingues. Je parie que les parents qui veulent à tout prix envoyer leurs enfants à l'école anglaise ont eu dans leur vie le sentiment d'avoir raté un poste ou une promotion parce que leur niveau d'anglais était insuffisant. Ils cherchent donc à faire en sorte que cela n'arrive pas à leurs enfants.

On devrait donc davantage trouver des moyens pour que nos élèves sortent de l'école parfaitement bilingues (comme c'est d'ailleurs le cas dans bien des pays Européens). Bref, d'améliorer le nombre d'heure d'apprentissage de l'anglais qui est la langue commune mondiale, il faut bien l'avouer. Ainsi les gens ne penseraient pas à envoyer leurs enfants à l'école anglaise. Dans le cadre de mon travail, je travaille avec des Européens (Allemands, Suisses, Espagnols) et c'est un fait que leur anglais est meilleur que celui d'un Québécois moyen.

J'ose espérer que c'est pour cette raison (rendre leurs enfants bilingues) qu'un petit groupe de parents se battent jusqu'au tribunaux. Et non parce qu'ils tiennent absolument que leurs enfants aient tous leurs cours en anglais, aient un groupe d'amis anglophones et éventuellement arrive à la maison avec un copain ou une copine anglophone, qu'ensuite ils travaillent en anglais (puisqu'ils auront passé leur enfance et leur adolescence en anglais) et qu'ils élèvent ensuite leur enfants en anglais. Le processus d'assimilation bref.

J'espère que ce n'est pas ça que ces parents souhaitent. Donc, je crois que le mieux est vraiment pour le gouvernement de focusser pour améliorer l'apprentissage de la langue anglaise pour que notre anglais soit comparable à l'anglais d'un Allemand. Donc les parents pourront être sans crainte que leurs rejetons soient désavantagés au travail. Je crois personnellement que c'est ça la source du problème.

Note importante:
Pour être certain que je ne suis pas mal compris, je n'essaie pas du tout de dénigrer qu'un anglophone se marie avec une francophone ou vice-versa. De plus, j'ai des amis anglophones et je suis absolument vers l'ouverture. Par contre, si on regarde le cas de la Louisiane aux États-Unis où les écoles françaises ont été abolies dans les années 1950, il ne reste pratiquement plus de gens âgés de moins de 50ans capables de s'exprimer en français. C'est ça l'assimilation. Tout se passe à l'enfance et à l'adolescence. J'ai donc peur que, simplement parce que la qualité de notre enseignement de la langue anglaise (langue seconde) ne soit pas au niveau requis par la mondialisation, l'effet soit que les gens se tournent vers l'école anglaise et que ça résulte en processus d'assimilation...

mercredi 11 novembre 2009

ADQ en crise à répétition

Doit-on se réjouir des débâcles des derniers jours à l'ADQ? C'est certain que ce qui m'a toujours un peu dérangé avec l'ADQ est que, tout comme le PQ d'ailleurs, ils n'ont pas réussi à attirer les anglo-québécois ou les allophones. Donc, ils divisaient le vote francophone ce qui fait qu'on a élu le parti Libéral trois mandats de suite.

Donc à prime abord je devrais me réjouir, mais c'est plus le fait de voir notre seul parti de centre-droit en train de perdre sa voix démocratique qui me peine en fait. Je ne les sentais pas prêts pour prendre le pouvoir, mais je crois que certains de leurs commentaires ou idées étaient pertinentes (et d'ailleurs finissaient par se faire reprendre par le PQ ou le PLQ). Qu'ils apportaient du bon à la société québécoise au bout du compte.

Mais bon, Charest l'a souvent dit au cours des dernières années: "en politique, 6 mois est une éternité" et le temps lui a d'ailleurs donné raison. Ce qui veut dire que les déclarations du chef actuel, Taillon (qui a probablement gagné le prix du plus court mandat à la tête d'une formation politique) seront vite oubliées si l'ADQ met la main cette fois-ci sur un personnage qui saura rallier les troupes.

jeudi 5 novembre 2009

À propos de la collusion...

Je vous cite ce qu'un blogger a écrit et que je trouvais vraiment à propos:

"Si le gouvernement ne déclenche pas une enquête publique sur la collusion et la corruption dans les milieux politiques, c'est définitivement comme signer officiellement un aveu de complicité."

mardi 3 novembre 2009

Campagne de vaccination : c'est quoi ce zoo???


Je regardais ces jours-ci les reportages sur les premiers jours du programme national de vaccination du A(H1N1):
  • Femmes en furie leur bébé pleurant dans leur bras
  • Gens qui attendent jusqu'à 8 heures en file
  • Frustration causée par ceux qui se joignent à un ami dans la file à la dernière minute (le classique)
  • Gens qui se font finalement refuser en fin de journée
Nous sommes actuellement dans la phase où seul les gens appartenant à certaines catégories peuvent se faire vacciner: pour la région de Québec, ce sont les enfants de 0 à 4 ans, les femmes enceintes et les travailleurs de la santé non vaccinés sur leur lieu de travail.

Après ce sera les gens affectés d'une maladie chronique (9nov et +), les gens avec un système immunitaires très faibles (16nov et +) , les jeunes de 5 à 17 ans (23 nov et +) et enfin toute la population (30 nov et +).

Bref, je regarde tout ça et je me pose la question suivante: pourquoi n'utilisons pas le réseau des garderies (CPE) et ensuite celui des écoles pour vacciner les jeunes? Après tout, c'est à l'école que les enfants reçoivent les autres vaccins standards.

Ça aurait été trop simple que des équipes de vaccination se pointent dans les CPE et les école, d'appeler les classes une par une (évidemment les élèves auraient à faire signer une autorisation de leur parent comme c'est le cas pour les autres vaccins). Mais non, c'est bien mieux de manquer une journée de boulot et de faire la file d'attente avec ses enfants! On dit pourtant qu'un des buts du vaccin est de limiter l'absentéisme dans les industries qu'une pandémie de grippe pourrait causer.

L'autre problème avec la méthode actuelle, c'est à dire que les parents doivent faire une file incroyable avec leurs enfants, c'est que bien des gens n'iront tout simplement pas se faire vacciner. C'est pas tout le monde qui a le luxe de s'absenter de son travail ou qui a le goût de perdre une journée de sa fin de semaine (où les files seront surement pires).

En tout cas, si il y a quelque chose qui m'échappe, n'hésitez pas à en faire part car pour l'instant je ne comprends vraiment pas pourquoi pourquoi les autorités n'ont pas décidé de ne pas faire la tournée des CPE et des écoles. Pendant ce temps, les centres de vaccination s'occuperaient de la clientèle à risque.

Ainsi, beaucoup plus de jeunes se feraient vacciner et nous serions donc réellement à l'abri de ce ciel qui va bientôt nous tomber sur la tête... Car les jeunes sont souvent les meilleurs agents de propagation des virus, les nouveaux parents en savent quelque chose!

dimanche 1 novembre 2009

Pauvre Montréal

Ne demeurant plus à Montréal depuis trop longtemps, je n'ai pas suivi la campagne électorale pour la mairie. Je ne peux donc pas commenter quant aux compétences de Louise Harel ou Richard Bergeron, mis à part que Louise Harel ne parle pas anglais.

Par contre, ce que j'ai observé au cours des dernières années, c'est qu'avec Gérald Tremblay, Montréal ne progresse pas très vite. En plus d'être très peu inspirant et pas trop charismatique, il semblait être le symbole de la corruption, des pots de vins, du mononcle un peu dépassé par les réalités de 2009 mais bien pluggé. Je suppose que si il a été ré-élu, c'est soit parce que les autres candidats étaient tout aussi non inspirants, soit parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'exposer leur plan (surement le cas de Bergeron), soit parce que le vote des gens qui voulaient déloger Tremblay était tout simplement divisés (à son avantage). Le faible taux de vote à Montréal montre bien aussi la désillusion des Montréalais (je parierais que le parti de Tremblay a d'ailleurs dû mieux "sortir le vote" de vous savez où!).

Bref, alors que Québec a enfin son Jean Drapeau (si Régis Labeaume continue sur sa lancée), Montréal continuera sa longue traversée du désert. C'est dommage.

Dans tous les cas, je suppose que le maire de Montréal doit maintenant réaliser que c'est sa dernière chance (on ne profite jamais de la division de nos opposants très longtemps), il y a donc un espoir que ça lui donne le coup de fouet pour faire le ménage de son parti (éliminer la corruption) et d'arriver avec une vision et un réel plan pour améliorer les choses. On ne peut pas souhaiter autre chose!

jeudi 29 octobre 2009

Hydro-Québec en voie d'acquérir Énergie Nouveau Brunswick

J'écoutais la nouvelle à la radio et mon attention s'est surtout arrêtée sur le fait que le premier ministre de Terre-Neuve a fait une déclaration "panique" du genre "le Québec va contrôler les Maritimes. Vite, il faut stopper cette transaction!".

Lorsque l'ontarienne Loblaws a acheté Provigo (et SuperC du même coup), juste un peu avant ou après que Sobey's (des Maritimes) achète IGA, il me semble que ça a été le silence radio au Québec. Pourtant, en moins de deux le Québec venait de perdre le contrôle de la vente des produits d'alimentation. Il ne reste que Métro-Richelieu en fait. Je crois que nous nous sommes dit que c'était ça la mondialisation, des fois on achète ailleurs (comme le fait Couche-Tard), parfois on se fait acheter. Bref, le premier ministre de l'époque, pourtant péquiste, n'est pas parti en croisade comme quoi c'était maintenant nos provinces voisines qui empochaient les profits du plus grand réseau de vente au détail : les épiceries! Comme l'énergie, si il y a bien quelque chose qu'on ne peut pas se passer, c'est bien la nourriture...

Alors pourquoi cette panique lorsque le Québec achète dans une autre province? C'est, selon moi (et ce n'est qu'une opinion évidemment) parce que dans l'imaginaire de certains anglo-canadiens, les Québécois sont supposés être des perdants, et ça les écoeure surement au plus haut point quand on connaît des succès plutôt que de mourir à petit feu. Je parlais récemment à un ontarien qui croyait qu'il ne restait qu'une poignée de gens au Québec qui parlait encore français. J'avoue que si tu ne vas que dans certains quartiers de Montréal, tu peux avoir cette impression. Mais quand même, ce qui m'a le plus marqué c'est que ça n'avait pas l'air de le réjouir quand je lui ai dit qu'au contraire nous étions 80% de francophone et que non, mis à part Montréal, le français n'était pas en déclin.

En tout cas, les fédéralistes purs et durs vont surement dire que je divague et tant mieux s'ils ont raison! Car malgré tout, lorsque je voyage au Canada à l'extérieur du Québec (surtout en Ontario), j'ai le même plaisir à découvrir et à parler avec les gens que lorsque je vais dans d'autres pays. En d'autres termes, je ne vois pas l'utilité de perpétuer une chicane avec nos voisins, mais il ne faut pas être naïf non plus...

Le maire Régis Labeaume inspire une chanson et un vidéo!

À la veille des élections municipales de Québec, voilà qu'un groupe a eu l'idée de réaliser un lipdub pour faire une espèce de parodie de la popularité du maire sortant (et fort probablement "ré-entrant") Régis Labeaume.

On peut en rire, mais avouez que ça montre bien l'élan de dynamisme qui flotte sur Québec depuis 2 ans... Y'a tout de même du travail, et surtout de la motivation, derrière ce vidéo!

"Sur l'air de la très entraînante chanson I Gotta Feeling du groupe Black Eyed Peas, une soixantaine de participants ont prêté leur concours à la réalisation d'un lip dub, clip chantant très populaire sur la Toile. Ces vidéos, filmées en un seul plan, cherchent généralement à témoigner de la créativité et de la bonne humeur qui règnent dans une équipe ou une entreprise, explique Wikipédia, à propos du lip dub." (Journal Le Soleil)

lundi 26 octobre 2009

La vue d'ensemble! - Texte de Pierre Falardeau

Depuis que je suis entré sur le marché du travail à temps plein, j'ai vite appris à y aller prudemment avec la politique. Cela dit, je ne suis pas un si bon élève car une fois que j'ai ouvert mon jeu, je n'ai parfois plus trop de retenu! Avant de continuer plus loin, je tiens à spécifier que je parle ici de conversations sur l'heure du lunch ou à la pause. C'est bien de parler de la météo, de nos rénovations à la maison et autres sujets neutres, mais l'actualité nous donne parfois le goût de jaser politique.

Je veux donc tout d'abord parler des fameuses étapes avant que l'on ouvre notre jeu complètement en milieu de travail. Pour les clients, on ne veut tout simplement pas parler politique et si on embarque, on arrête aussitôt qu'on sent qu'il y a divergence. Par contre avec les collègues, c'est différent, on a les catégories suivantes (du point de vue de quelqu'un qui aime parler de ce sujet):
  • Celui qui exprime haut et fort son opinion (qui est divergente de la nôtre) et qu'on sait qu'il ne respectera pas la nôtre (par l'agressivité qu'il y met, sa façon dogmatique d'en parler ou pour toute autre raison). Ce type-là j'évite le sujet et je vais même parfois aller jusqu'à faire mon caméléon, de façon indirecte (rire d'une pointe politique par exemple). Principalement parce que je ne veux pas faire de chicane et aussi parce que je ne vois pas l'utilité que la personne ne me respecte plus. Entre la transparence totale et le respect, je préfère le respect.
  • Celui qui a une opinion contraire mais chez qui on a décelé de l'ouverture. Car c'est parfois plus intéressant de discuter avec quelqu'un qui a l'opinion contraire et qui a autant de fun que nous à argumenter. Ce type-là, on va y aller étape par étape, très lentement en faisant des tests. Des tests simplement pour sauter le premier et voir si l'autre a la même opinion, mais sans avoir trop exposé la nôtre. D'autres tests ensuite où on fait des coming out sur des sujets de plus en plus viscéraux.
  • Celui qui semble ne pas avoir d'opinion politique, qui ne grimacera jamais, peu importe votre côté sur tel ou tel sujet. Si on se sent l'âme de missionnaire, on peut parfois lui faire un exposé bien complet sur un sujet, histoire de se pratiquer dans nos exposés, d'être certain de l'avoir convaincu tant qu'à en avoir parlé et, il faut bien l'avouer (pour ceux ou celles qui me ressemblent) pour faire sortir la pression: on avait envie d'en parler! Par contre, comme n'importe quelle catégorie, on va y aller relax, on ne lui parlera tout de même pas de politique comme on peut le faire entre amis.
  • Celui qui a la même opinion que nous. Habituellement, on s'en rend vite compte (que la personne l'ait dit ou non), les signes ne trompent pas. Les petits commentaires par ci par là ne sont jamais hasardeux au bout du compte.
Le dernier type que j'ai décrit, c'est pas la majorité dans mon milieu de travail. Ayant une formation et un emploi technique, je baigne dans un milieu conservateur. Ça a été le cas dans tous mes emplois techniques. Souvent, j'ai eu affaire au premier type décrit plus haut, et je regrettais ensuite d'avoir parlé. Surtout dans le cas de gens qui croient pouvoir faire la connexion avec tous les autres sujets de la Terre et qui parfois vont te dire "... mais toi je suppose que tu crois le contraire...". Bref, j'ai appris à me la fermer (tout est relatif, évidemment) et j'ai même des fois développer la peur que l'autre perce mon opinion. Pour éviter la chicane et surtout le non-respect par la suite. C'est con je sais, mais je suis honnête, c'est comme ça que je pense et je suis persuadé que je suis loin d'être le seul.

Tout ce beau préambule pour le sujet auquel je voulais arriver aujourd'hui!

Il y a quelques mois, alors que j'en étais encore qu'aux étapes initiales avec un collègue avec des opinions contraires sur certains sujets donc sur la question nationale, je me disais qu'il avait tout de même l'air ouvert d'esprit. Je crois encore qu'il l'est d'ailleurs. J'ai donc fini par lui dire très franchement "je suis souverainiste". À Québec, paradoxalement la future capitale d'un éventuel pays, ça ne passe pas très bien de dire ça. Il y a différentes raisons à ça et je vais finir par à faire un sujet sur le blog. Rajoutez par dessus ça le côté domaine d'emploi technique. Mais mon but est plus de dire que c'est vraiment un sujet délicat et que pour certains, t'es franchement con et dépassé si tu penses comme moi. Donc, je me souviens d'une fois où il m'a lancé "écoutes, le référendum ça fait 15 ans, c'est plus pareil maintenant, les gens sont rendus ailleurs" et ainsi de suite.

J'avoue que ça m'est resté dans la tête. C'est vrai, si on regarde le présent, il a raison. Le taux d'appui à l'idée d'indépendance ne doit pas actuellement dépasser les 40%. Bien des gens associent l'option au PQ et semblent penser qu'un pays du Québec serait forcément centre-gauche comme le PQ ad vitam eternam. N'étant pas centre-gauche, ils sont fédéralistes (comme si c'était sur le "même axe du graphique"!). Bref, j'ai mes moments de découragement, de me demander si je ne suis pas juste borné et que je refuse de me moderniser comme certains disent. En même temps, c'est une flamme et je sais que de cesser d'y croître, c'est d'éteindre une partie de moi et du sens que je donne à certaines choses.

Voilà que tout à fait par hasard ce soir, en jetant un coup d'oeil d'un blog que je lis depuis quelques années, j'apprends que la blogueuse tue son blog et en lisant ceux qui ont commenté la fermeture, je saute au blog de l'un d'entre eux et je trouve ce petit bijoux qu'est selon moi le lien que je viens de mettre dans ma section "Liens intéressants" en haut à droite. C'est le texte lu par Luc Picard au Moulins à images. C'est une lettre que Falardeau a écrit pour son fils lors du référendum de 1995, alors que son fils était encore aux couches.

Malgré que Falardeau sacrait un peu trop, était souvent plus convaincu que convainquant, je comprends ce que ce gars-là a vécu. Contrairement aux politiciens que l'on peut accuser, à tort ou à raison, d'opportunisme, on se doit d'admettre que c'était un homme de conviction. À bien des niveaux, je pense comme lui en ce sens que pour moi aussi c'est un des grands drames de ma vie. Je sais que le Québec est un des rares peuples sur la Terre a avoir rejeté 2 fois l'auto-détermination, par la voie démocratique en plus. Mais sachant que pour bien des gens, c'était "non" à cause de la peur ou de la non-confiance envers les capacités de son propre peuple à se gérer soi-même, je me dis que ce ne sont pas des bonnes raisons, que quitte à devenir fédéralistes pour d'autres raisons, la peur et le sentiment d'infériorité ne peuvent pas être pertinentes comme raisons.

Mais ce que j'ai aimé dans le fameux vidéo que je viens de visionner, c'est que Falardeau me rappelle que depuis 230 ans, le combat dure. Il a connu ses hauts et ses très bas, et pourtant il est toujours revenu, c'est un combat fondamental, comme le combat contre l'esclavagisme ou celui sur l'égalité entre les sexes. Oui à la mondialisation, oui à une seconde langue commune, mais il faut sauvegarder la diversité car c'est ce qui amène l'évolution. C'est vrai que 15 ans c'est rien dans une histoire qui dure maintenant depuis 246 ans. La vue d'ensemble! C'est comme la bourse, il ne faut pas tout vendre au moindre soubresaut. Ainsi vont mes valeurs.

Dans un grand pays avec deux peuples qui ont des points du vue parfois différents de par leur culture, on arrive souvent à des compromis, qui sont en réalité des décisions avec peu d'avancement. Croyez-vous qu'on serait rendu au même point au point de vue des transports, de l'environnement, de l'intégration des immigrants si le Québec était un pays depuis 15 ans? Ou même 25 ans? Et du côté fierté, politiques militaires? Et du côté de la dépendance au pétrole.

Un Québec sans le lobby de l'Alberta n'aurait-il pas mis de l'argent de recherche pour des énergies alternatives. Pourquoi un pays aussi petit que le Danemark est rendu plus loin de ce côté? Think big n'est pas supposé être une doctrine inplacable? Moi je crois que le Québec nuit au Canada anglais dans la prise de son identité et vice-versa. Et je crois surtout que l'Amérique du Nord est assez vaste pour avoir 4 pays, regardez les autres continents, la vue d'ensemble! Le Québec demeurerait dans les puissances industrielles, nos entreprise ne se volatisera pas! Pas plus que notre ingéniosité et notre sens des affaires.

Juste à voir où nous étions en 1950 et où nous sommes présentement, je ne vois vraiment pas pourquoi certaines personnes s'inquiètent. La confiance en soi (ou, à l'extension, la confiance envers notre propre peuple) c'est pourtant si important, si crucial. Nous sommes une grande famille et dans une famille, on doit se faire confiance. Certaines personnes pensent pourtant que le reste de la famille est arriérée, stupide et qu'elle a une culture qui ne vaut pas la peine d'exister.

Bien voyons donc! Il faut qu'on redonne la fierté à ces gens. Certains sont même prêts à aller jusqu'en Cour Suprême du Canada pour réclamer le droit d'assimiler leurs enfants dans des écoles anglaises. Pensez-y... Imaginez-vous ce scénario en Allemagne, en Espagne, en France, au Japon?

Pour terminer, écouter Luc Picard lire le texte m'a rappelé pourquoi je pensais ainsi, pourquoi il faut continuer. Que tant qu'il reste un feu, aussi petit soit-il, tout reste possible. On en rira peut-être dans quelques années. Dans les livres d'histoires, la période de déprime post-défaite référendaire que l'on traverse ne sera même pas mentionnée...

dimanche 25 octobre 2009

Le covoiturage style Facebook


Dans une discussion avec un ami, on se disait à quel point ce serait merveilleux qu'il existe un site web afin de connecter les gens qui font, ou plutôt veulent faire, du covoiturage. Le principe est simple:

1- Tu inscris sur une carte ton adresse précise de départ
2- Tu inscris ton adresse d'arrivée (ton travail par exemple)
3- Les heures du départ et de retour
4- La fréquence (5 fois semaines, une seule fois à telle date, etc.)
5- Tu veux prendre ton auto, celle d'un autre ou encore tu désires alterner
6- Le nombre de place disponible dans ton auto

Tout cela resterait bien entendu confidentiel mais une fois un événement inscrit (ce serait un peu comme entrer des rendez-vous dans un calendrier électronique), tu vois les autres membres qui correspondent avec toi, en ordre décroissant de correspondance. Tu peux ensuite leur envoyer un courriel et, comme pour Facebook, LesPAC ou autres sites du genre, tu n'as pas accès à leur vrai courriel, c'est le site qui se charge de re-diriger. Tu peux aussi t'identifier au moyen d'un pseudonyme.

Tout ça dans le but de trouver des gens avec qui faire du covoiturage qui demeurent près de chez soi, travaille près de nous et avec le même horaire. Ça pourrait aussi être utilisé pour un voyage unique comme faire Québec-Montréal (quoi que pour ça, il y a déjà Allo-Stop qui fait du bon travail).

Même si je demeure à Québec, qui ne se compare pas à Montréal, il y a tout de même du trafic et, depuis que j'y suis, été 2000, ça va continuellement en augmentant. Au volant de notre auto, on regarde autour de soi, et c'est pratiquement que des gens seuls au volant de véhicules qui peuvent parfois entrer jusqu'à 7 personnes!

Cela dit, je ne suis pas mieux que les autres, depuis que j'ai changé de travail, j'ai cessé de faire du covoiturage, simplement car j'ai aucun collègue demeurant près de chez moi intéressé à essayer (nous ne sommes qu'une cinquantaine). D'où l'idée du site web.

Pour ce qui est des inconvénients occasionnels (exemple: tu ne te sens pas bien et tu veux entrer chez toi à l'heure du midi ou réunion qui s'étire en fin de journée), je crois qu'avec l'argent économisé, on peut facilement se payer un taxi en cas d'imprévu (dans mon cas, lorsque je covoiturais en prenant mon auto une semaine sur deux, j'économisais un plein d'essence aux 2 semaines, donc à peu près 20$ par semaine, ~1000$/année).

De toute façon, le but de mon message n'est pas de convaincre de la pertinence du covoiturage, mais davantage de trouver une façon pour aider les gens à en faire. Suite à ma discussion, donc, je me suis finalement dit que, comme bien d'autre chose que l'on croit être le premier à penser, ça devait bien déjà exister... J'ai donc googler quelques mots clés et j'ai lu que Peugeot avait lancé l'application ecoSharing sur Facebook. À l'instant où j'écris ces mots, l'application est encore en train de se chargée, en fait elle semble boguée ce soir...

J'ai aussi trouvé que le Ministère des Transports du Québec a un portail internet permettant d'offrir ou de rechercher des covoitureurs. Voici le lien: Covoiturage MTQ. Je me suis donc inscrit. Par contre, ce n'est pas aussi sophistiqué que ce que j'ai décrit plus haut. On choisit notre point de départ et d'arrivée dans un menu déroulant (il y a les principales villes du Québec avec les quartiers pour certaines). La prochaine étape serait de profiter des dernières technologies comme Google Maps... pour réellement faire des analyses de correspondance de trajet. Faire du covoiturage, on veut bien, mais faut que ça reste pratique et que ce ne soit presque pas un détour.

Donc, je vous pose la question: Connaissez-vous d'autre site web de covoiturage? Si oui, faites-en part sous forme de commentaire et j'ajouterai les liens dans ce message.

Sinon, étant un gars de gauche sur certains sujets, je trouve ça bien qu'un de nos palliers de gouvernement s'en charge. Ce n'est pas le cas, mais ça pourrait être au moyen de notre numéro de permis de conduire que l'on s'abonne (les autres membres ne le verraient pas) et de cette façon ça serait plus sécuritaire car on saurait que la personne avec qui on covoiture a été reconnue et dans les registres du gouvernement et que l'on peut porter plainte si il arrive quelque chose (donc il ne devrait rien arriver).

Par contre, mon côté gars de droite (car je penche d'un bord comme de l'autre assez facilement) me dit que si le site web était géré par une firme publique, peut-être qu'il serait connu car peut-être qu'une compagnie privé aimerait avoir des membres et donc peut-être qu'il ferait de la pub!!! Câline que notre appareil gouvernemental est enkilosé... Oui, je sais que c'était le hit numéro 3 de Google pour "covoiturage Québec" (ça devrait d'ailleurs être le hit #1), mais le point est qu'il n'y a pas grand monde qui devait le connaître le site du MTQ avant de lire mon message, je mets d'ailleurs un sondage (à votre droite) par curiosité.

Bon ça y est, je ne peux finalement pas m'empêcher de terminer par mon pitch de vente sur le covoiturage: moins d'argent dépensé en gaz donc plus d'argent qui est dépensé localement (au lieu de l'envoyer en Arabie Saoudite ou je ne sais où!), moins de pollution, moins de trafic (et moins de dépense de gaz car moins de trafic). Ce ne sont donc que des points positifs pour notre société. Voilà, CQFD!